Presse – Grütli – français

Et si c’était moi ? Et si je me retrouvais soudainement sans emploi, en fin de droit de chômage ? Et si j’avais passé toute ma carrière dans un domaine qui aujourd’hui disparaît, où l’on dégraisse à tour de bras, et où on me fait bien comprendre que je suis désormais inutile ? Et si en plus mon mariage se brisait, s’il me fallait trouver de toute urgence un appartement avec des moyens limités, loger mes enfants dans les meilleures conditions possibles, en devant gérer une montagne d’administration difficile à comprendre, des factures qui s’entassent, des nuits sans sommeil ? Et si je me retrouvais à la caisse du supermarché à devoir compter depuis des mois, des années, les pièces de monnaie qu’il me reste, et faire des choix drastiques dans la nourriture que je peux me permettre d’acheter ?
Il n’est pas aisé de franchir la porte du service de l’aide sociale. De demander de l’aide. De se mettre entièrement à nu face à un·e assistant·e qui pose une liste de questions intimes auxquelles il faut répondre. À partir de ce moment, on devient assisté·e. On devient celui ou celle qu’on pointe du doigt : «Pour en arriver là, c’est que tu l’as bien cherché. Avec de la bonne volonté, tu aurais déjà trouvé une solution pour t’en sortir».
On dit que l’aide sociale coûte trop cher à la collectivité, que les statistiques sont mauvaises, qu’il faut impérativement faire des économies. Or le marché de l’emploi s’est complexifié, et la précarité ne cesse de s’accroître en Suisse. Même les personnes qui ont un emploi doivent parfois avoir recours à de l’aide pour terminer leurs fins de mois. On parle des « profiteurs » et des « fainéants », comme si c’était le cas de la majorité des bénéficiaires. Mais qu’en sait-on réellement ? Et celles et ceux qui ne trichent pas, quelle place leur réserve-t-on ?
« Itinéraires entrecoupés » donne la parole à ces gens dont la vie a basculé, pour un temps ou pour longtemps.
Car avant toute chose, et malgré le regard négatif que l’on peut porter sur les bénéficiaires, l’aide sociale est un droit, pas un privilège.

Informations sur le film

Dossier de presse en PDF

Concept : Ghislaine Heger, Michia Schweizer
Scénographie : Michia Schweizer
Textes et réalisation film : Ghislaine Heger
Graphisme : Elise Gaud de Buck
Traduction allemande : Hubertus von Gemmingen
Traduction anglaise : Transit TXT


Ghislaine Heger. Photographe et réalisatrice
Née en 1980 à Lausanne, vit à Blonay (VD). Originaire de Blumenstein, Berne.

Après un diplôme obtenu à la HEAD (Genève) en 2006, en section cinéma, Ghislaine Heger a réalisé des courts métrages et travaillé pour de nombreuses maisons de production en Suisse, ainsi que des festivals de films et autres institutions audio-visuelles. Entre 2012 et 2016, elle coordonne la Tournée de la Nuit du Court métrage dans toute la Suisse romande et au Tessin. Aujourd’hui, elle alterne projets cinématographiques et photographiques dans une veine documentaire et travaille pour des événements culturels et/ou sociaux en Suisse romande. En 2017 paraît le projet “Itinéraires entrecoupés” : il s’agit d’une part d’un livre composé de portraits et de témoignages de bénéficiaires de l’aide sociale, d’autre part de l’exposition photographique de ces mêmes portraits. L’exposition a tourné et tourne toujours dans plusieurs villes suisses.
www.ghislaineheger.ch

Michia Schweizer. Scénographe
Né en 1969 à Neuchâtel, vit à Fribourg. Originaire de Bâle-Ville.

Après une formation en sociologie du travail social, il développe son activité dans le domaine de l’animation socioculturelle en ville de Fribourg. Animateur au centre du Schoenberg depuis 1997, il est actuellement responsable du secteur d’animation socioculturelle de l’association REPER à Fribourg.
Engagé dans diverses associations professionnelles, il développe des compétences en gestion de projets participatifs au niveau fédéral, cantonal et local et participe à la réflexion et à la mise en place d’actions visant l’intégration sociale.
Actif comme scénographe pour diverses créations théâtrales, notamment au Théâtre Nuithonie à Fribourg. Développe plusieurs collaborations avec le Belluard Bollwerk Festival, projets qui mêlent démarche artistique et travail social.

Société suisse d’utilité publique
La Société suisse d’utilité publique (SSUP) a été fondée en 1810 en tant qu’association. Elle s’engage pour la cohésion sociale de la société suisse.
La SSUP a fait don du Grütli à la Confédération en 1860, l’administre depuis lors et y organise la fête fédérale le 1er août de chaque année.
Lors de sa création, la Schweizerische Gemeinnützige Gesellschaft / Société suisse d’utilité publique se considère comme l’héritière de la Société helvétique. Ses objectifs s’inspirent des Lumières et du patriotisme. Elle a comme modèle la « Gesellschaft für das Gute und Gemeinnützige Basel », créée en 1777 à Bâle. Au centre de ses préoccupations est placé le bien commun et, au cours des premières décennies de son existence, elle se concentre notamment sur la lutte contre la pauvreté et la promotion de l’instruction, de l’éducation et du progrès économique. D’esprit libéral, les membres de la SSUP – issus de milieux tant protestants que catholiques – œuvrent pour un forum de discussions ouvertes sur des réformes, où se réunissent les élites politiques, économiques et spirituelles-religieuses du pays. De ce fait, ces membres favorisent l’intégration nationale et soutiennent l’État fédéral.

Association Tokyo Moon
L’association a pour but de développer, de réaliser et de promouvoir des projets artistiques. Cela inclut la photographie et autres arts visuels, le cinéma et la vidéo, les arts vivants, les arts appliqués, la musique, l’écriture, le cross média et toute forme d’expression jugée artistique.
La finalité de ces projets peut se traduire sous divers aspects : expositions, édition d’un livre, représentation publique, création de sites web ou toute forme jugée adéquate pour promouvoir au mieux le projet, sur une quelconque plateforme ou un quelconque support physique ou virtuel.
L’Association Tokyo Moon est une organisation à but non lucratif d’une durée illimitée, elle a été créée à Lausanne le 10 octobre 2015. Son siège est à Lausanne.

Contacts pour la presse
Association Tokyo Moon: tokyomoon.association@gmail.com
Ghislaine Heger: 079 279 53 02
SSUP: info@sgg-ssup.ch, tél. 044 366 50 30

Pour marque-pages : Permaliens.

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